Première remarque : j’ai demandé quels étaient les motifs « économiques » du protectionnisme, vous avez cité le protectionnisme éducateur. Ce n’est pas un motif économique. Le motif économique est la présence d’externalités positives (notamment en termes de connaissances et de progrès technique). C’est le motif économique d’externalités positives qui justifie le « protectionnisme éducateur ». Attention, à bien suivre les arguments proposés dans le cours. Chez List, le protectionnisme ne concerne que certains secteurs jugés stratégiques. Il est donc nécessaire de délimiter parmi toutes les activités économiques « naissantes » celles qui doivent être protégées et celles pour lesquels cela n’est pas nécessaire. il faut insister sur l’idée que les activités qui génèrent des externalités positives (et seulement celles-là) ne sont pas « assez produites » par le marché et qu’il est donc nécessaire que la puissance publique interviennent pour aider à leur développement. Cette intervention peut prendre la forme d’une politique commerciale protectionniste. Généralement,ce protectionnisme s’accompagne d’un soutien direct de l’Etat à quelques entreprises (les « Champions nationaux »). On qualifie cette intervention de politique industrielle « verticale ». Mais la politique industrielle peut également être « horizontale », c’est-à-dire  que la concurrence est cette fois-ci considérée comme une élément nécessaire au développement des industries et de l’innovation. Dans ce cas, la politique industrielle s’oppose au protectionnisme.

Seconde remarque : dans la question sur la camisole dorée, vous êtes nombreux à rappeler le dilemme entre compétitivité et redistribution. mais il faut préciser qu’il s’agit ici de compétitivité-prix et non pas de compétitivité hors-prix. Il y a camisole dorée lorsque la recherche d’une meilleur compétitivité prix passe par une baisse/contrôle des coûts de production et un recul de la fiscalité.

Troisième remarque: je me suis trompé dans les questions sur la part des revenus détenus par le Top 1%. J’avais en tête le graphique que nous avons vu en classe qui porte sur le Top 0,1%. Certains étudiants m’ont donné ces chiffres là. D’autres étudiants quant à eux connaissaient  la part détenue par le Top 1% même si je n’avais pas explicitement abordé ces chiffres en cours (mais dans la plaquette). Par souci d’équité, j’ai donc accepté les deux types de réponses, mais attention à ne pas confondre les deux chiffres.

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