Une vidéo assez synthétique sur le site Xerfi. L’auteur fait un point sur le projet de « réindustrialisation » de l’économie française.

http://www.xerficanal-economie.com/emission/Alexandre-Mirlicourtois-La-chimere-du-grand-retour-de-l-industrie-en-France_3744150.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC251016

Il part des indicateurs traditionnels de l’industrie et souligne la mauvaise compétitivité de l’économie française dont l’origine est la faiblesse du positionnement de gamme français + coût relativement plus élevé du travail.

Autre point intéressant : il revient sur le déséquilibre structurel de la balance commercial que ces mauvaises performances entraînent. Il rappelle bien que dans une telle situation, il existe peu de solutions rapides pour rééquilibrer la BP. La solution idéale serait de monter en gamme, mais cela prend nécessairement beaucoup de temps et nécessite une rétablissement des marges des entreprises suffisant pour investir en capital physique innovant. Si la France utilisait encore le Franc, la seconde solution consisterait à dévaluer (pour améliorer la compétitivité prix des exportations). Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui. La troisième solution consiste à pratiquer une dévaluation interne : la réduction de salaires permet, d’une part, d’améliorer la compétitivité prix des exportations (notamment face à l’Espagne) et, d’autre part, de réduire la demande interne et donc le déséquilibre de la balance commerciale. Il existe enfin, une quatrième solution, sur laquelle insiste Mirlicourtois: le rapatriement des revenus des FMN françaises. On sait en effet que l’entrée de revenus en France permet de rééquilibrer le compte courant lorsque la balance commerciale est déficitaire (cf le cas anglais du 19ième siècle). Pour cela, il faut que la fiscalité soit suffisamment attractive pour inciter les FMN à orienter leurs bénéfices vers la France. Une condition qui semble, cependant, avoir peu d’avenir.

Une petite note critique sur cette présentation. L’auteur ne fait pas référence aux travaux de L.Fontagné sur les transformations des activités industrielles et sur les difficultés à les mesurer aujourd’hui.

 

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